
Demain seront examinés à l’Assemblée Nationale les articles 23 et 24 du projet de loi HSPT de Madame Bachelot. Ces articles visent à nous interdire de travailler et d’exister. Je résume grossièrement, mais que pouvons nous dire d’autre si nous n’avons plus le droit de faire déguster nos vins gratuitement, au domaine comme sur les salons, si nous ne pouvons plus communiquer sur internet, si nous ne pouvons plus vendre sur des sites de vente en ligne, si vous ne pouvez plus commander vos menus « vins compris » et s’il nous faut écrire «
l’alcool tue » sur nos étiquettes ?
Entre autre.
Le malaise et la rage montent chez les vignerons et producteurs car nous sentons bien cette pression venant des instances dirigeantes au travers d’une règlementation de plus en plus abusive et délirante. Certains abandonnent déjà le métier ou baissent les bras en pensant que ce n’est qu’un orage qui passe. Le non sens règne en maître et nous sommes associés aux alccoliers qui eux, sans vergogne ni contrainte, arrosent d’alcool fort, et gratuitement, les soirées étudiantes et les open bar.
Et, cerise sur le gâteau – quand on veut tuer son chien on dit qu’il a la rage… – vient de paraître une étude scientifique publiée par L’institut National de Recherche sur le Cancer annonçant que l’on risque d’avoir un cancer dès le premier verre de vin avalé !!!
Hors, la consommation nationale de vin a chuté de 30 % en 20 ans quand, dans le même temps, la progression des cancers est de 30 à 50 % (selon les types de cancer). Quel diplôme, quelle formation, quelle cervelle faut-il avoir pour publier des inepties pareilles ? Comment en sommes nous arrivés là ?
Pourquoi encore et toujours nous mettre tous dans le même sac et associer sans discernement vin et alcool ? Quel est ce pays qui dénie sans vergogne et méprise son deuxième poste exportateur excédentaire ?
Qui demain aura encore envie d’être vigneron et en sera fier ?
Il se peut que bientôt défilent dans les rues infirmiers, médecins, vignerons, viticulteurs ET agriculteurs !
En attendant, venez nous voir et déguster nos flacons SANS PAYER. Visiter ce qui reste de la France viticole et agricole transformée demain, pour notre survie, et en souvenir de ce que fut notre beau métier, en un vaste écomusée.
Un peu de lecture :