Merci les vignes vont bien !

15 06 2011

Nous préparons les vendanges ! Non, je plaisante…même si nous savons qu’elles seront sans doute précoces cette année, début septembre sans doute pour nos Gamay et Sauvignon. Les vignes sont belles, pour le moment épargnées par la moindre maladie. Beaucoup de raisins, peu de feuilles, est-ce l’effet « sécheresse » ? Les raisins grossissent vite (du Gamay sur la photo). Nous finissons les premiers relevages – le passage des branches dans les fils pour qu’elles tiennent droit. Jean-Daniel avait pris du retard pour le désherbage, mais tout est ok maintenant.  Le tracteur tourne comme un avion après « sa » panne annuelle de début de saison…Toujours pas de pluie, environ une trentaine de mm depuis mars…Mais le temps étant très incertain, nous attendons une fenêtre de vrai temps sec sur au moins deux jours pour aller faire les foins. Et oui, reconversion oblige, nous avons acheté une faucheuse. Sinon, elle va manger quoi notre Taga ?



Balade en calèche, dernière minute

20 05 2011

Comme tous les week end, nous sortons avec notre calèche et Taga et il me reste quelques places de libre. Avis aux amateurs de plaisirs « nature » et qui souhaitent avoir une visite complète et commentée de nos vignes et du domaine, j’ai 2 places de libre Samedi 21 mai à 17 heures4 places dimanche 22 pour la balade de 9h30 et 4 places pour celle de 16 heures dimanche 22 mai également. Si vous êtes intéressé, merci de me contacter au 06 60 88 55 26 !



Fun en Bulles

18 05 2011

Vous l’attendiez…Il est ENFIN disponible !!!!!

Fun en Bulles 2010, dans son nouvel habillage. Bien fruité, rond, tendu mais pas trop, et toujours cette bulle légère, ses arômes de petits fruits rouges, sa bouche gourmande…



Rouages grippés

12 03 2011

Mon séjour à Paris s’est commencé et achevé…avec une fièvre de cheval. La grippe m’a attrapée dans ses vilaines serres et commence à me lâcher…trois semaines après. Trois jours coincée dans ma chambre d’hôtel à délirer, ce fut sympathique. Et comme je ne pouvais annuler notre journée au Salon de l’Agriculture, j’ai attrapé là-bas de quoi m’achever. « Pourquoi êtes vous allée dans ce bouillon de culture ? » m’a sermonnée mon  médecin. Parce que nous ne prenons jamais un seul jour d’arrêt de travail – économiquement, les agriculteurs sont très très intéressants de ce côté là pour la Sécurité Sociale dont ils ne grugent pas le déficit – parce que nous ne pouvons nous permettre de nous arrêter, parce que personne ne fait notre travail à notre place.

Parce que cela fait 4 ans que nous n’avons pas pris un seul jour de repos ou de vacances. C’est votre choix pensent certains. C’est aussi un enfer quand le corps lâche, épuisé, et qu’il fait le nid de toutes les infections qui passent. Je ne pense pas avoir déjà été malade comme cela. A cela s’ajoute la culpabilité de devoir demander à Jean-Daniel de me remplacer sur un salon,  ou de faire des tâches administratives à ma place, alors qu’il est déjà surchargé de travail. Mais bon, c’est ainsi. J’ai réintégré le bureau ce matin, peu fringante mais la tête un peu désembrumée…C’est reparti !



Vous êtes sur Paris ? Nous aussi ! Petit rappel…

21 02 2011

Jeudi 24 février au restaurant Le Dupont Versailles, de 9h à 21 h.

Comme chaque année, au moment du Salon de l’Agriculture, nous sommes quelques vignerons à nous retrouver sous la houlette de Abel BIZOUARD et de son association Equusvinage et de Michel AROLDI, Château Plain-Point. Point commun ? Le travail de nos vignes au cheval !

Voici la liste des vignerons présents : ALSACE, Domaine FLEITHESCHARD René et Vincent  et Domaine ALBERT MANN M. Barthelme Jacky / BEAUJOLAIS, Domaine DU CALVAIRE DE ROCHE GRES M. Desvignes Didier /BOURGOGNE, Domaine PIGNERET et Fils et Domaine CAPITAIN GAGNEROT Patrice et Michel CAPITAIN / CHAMPAGNE, Maison GASTON REVOLTE M. Hubert REVOLTE /
FRONSAC, Château Plain-Point / LANGUEDOC ROUSSILLON, Domaine DE MACUEILETTE M. Boussens Guillaume / MADIRAN, Château AYDIE François et Jean Luc LAPLACE / MAURY, Domaine POUDEROUX M. GAÏK Jérémie/ POULLY FUME, Domaine CAILBOURDIN M. Cailbourdin Alain / ROUSSILLON, Domaine DU VIEUX CHENE M. SARDA-BOBO Denis / VAL DE LOIRE Domaine WILFRID ROUSSE et nous mêmes…/VALLEE DU RHONE, Domaine SANG DES CAILLOUX M. Ferigoule Serge/ VINS DU CENTRE Domaine MATHIEU COSTE

Vente sur place à emporter.

C’est au 386 Rue de Vaugirard, Paris XVeme. Merci de me contacter pour recevoir votre invitation.

Samedi 26 février, de 11h à 20 h, dégustation des vins du domaine aux Caves de Reuilly, chez le très sympathique Emmanuel Moutot.

C’est entrée libre, bien sûr, au 11 Boulevard de Reuilly, Paris XIIeme. Tel : 01 43 47 10 39

Dimanche 27 février, de 9 h à 19 h, dégustation des vins du domaine (sans possibilité d’achat sur place) sur le stand de la Touraine au Salon de l’Agriculture, Hall 7.2. Si vous avez prévu d’aller voir veaux, vaches, cochons, chèvres poules et chevaux…n’hésitez pas à faire un détour gourmand par le Hall gastronomique du salon !

A bientôt !



Travail dans les vignes avec Taga

14 02 2011

Jean-Daniel suit actuellement une formation sur la fertilité des sols selon la méthode Hérody. Visites des parcelles de chaque participant, prises d’échantillons et analyses, c’est du concret. Il a appris notamment que, pour gérer au mieux la vigueur très moyenne de nos vignes – qui sont âgées, sur des sols sableux qui ne gardent que très peu la matière organique – il faudrait que nos  vignes soient entièrement désherbées avant débourrement. Certaines de nos parcelles présentent un enherbement sous le rang qu’il est désormais difficile d’enlever avec les outils du tracteur. Jean-Daniel et moi-même sommes donc partis travailler  avec Taga ce week end pour de premiers essais à la charrue. Pour faciliter le travail, je conduis la jument et Jean-Daniel gère l’outil. Sur cette photo, échauffement et prise en main avec un premier griffage. Nos sols sont heureusement légers et faciles à travailler. C’était une première, le résultat fut mitigé sur les premiers rangs  – difficile de tenir la charrue « collée » aux ceps. Et puis peu à peu, Jean-Daniel a trouvé la bonne position, a changé les réglages de la charrue et le travail a été mieux réussi. Reste à freiner  Taga qui avance un peu vite pour ce type de travail. Mais comme elle est bien aux ordres, pas de casse. C’était vraiment très intéressant et plaisant à faire. A suivre donc !



Sous la terre, l’oseille…

7 02 2011

Cette fois, ce n’est pas du tout annoncé comme plus propre que propre. Mais le projet est entre les mains d’un des plus « costauds » de l’industrie du pétrole. Autant dire que c’est le pot de terre contre le pot de fer…voici le lien vers un article sur l’exploitation des gaz de schiste.

http://sciences.blogs.liberation.fr/home/2011/02/gaz-et-p%C3%A9trole-de-schiste-pol%C3%A9miques-et-r%C3%A9trop%C3%A9dalage.html

+ quelques infos techniques  (source Wikipedia):

Certains schistes contiennent aussi du méthane piégé dans leurs fissurations. Ce gaz est formé par la dégradation du kérogène présent dans le schiste, mais, comme pour le gaz de charbon, il existe deux grandes différences par rapport aux réserves de gaz conventionnel. La première est que le schiste est à la fois la roche source du gaz et son réservoir. La seconde est que l’accumulation n’est pas discrète (beaucoup de gaz réuni en un point) mais continue (le gaz est présent en faible concentration dans un énorme volume de roche), ce qui rend l’exploitation bien plus difficile. Une technique permettant l’exploitation du gaz contenu dans ces roches consiste à utiliser l’hydrofracturation en association avec l’injection de nombreux produits chimiques. Un bon nombre de ces produits sont dangereux pour l’environnement et les organismes vivants. Cette technique se base sur la fracturation des poches de gaz par injection d’eau. Chaque puits peut être fracturé entre 15 et 20 fois, chaque fracturation consommant entre 7 et 28 millions de litres d’eau. Environ la moitié de ce volume est récupérée, l’autre moitié percole dans le milieu géologique jusqu’aux nappes phréatiques[2].



De la terre pour faire du blé (1)

5 02 2011

Entre devenir acteurs et animateurs d’écomusées pour agriculteurs en voie de disparition (« Oh maman regarde, derrière la barrière, un paysan !!!) ou pourvoyeurs d’énergie dite propre, finalement, les agriculteurs de demain ne doivent pas se plaindre, un avenir radieux s’ouvre à eux. Élever des vaches pour faire du lait sera bientôt une hérésie (et surtout une impasse économique), idem pour les arboriculteurs qui pleurent aussi en silence (quant aux marins pêcheurs…). Mais, réjouissons nous, tous ces espaces bientôt laissés vacants par une agriculture dévastée par la spéculation sur les matières premières…sont en train de trouver de substantielles destinations. Nous entrons gaiement dans l’ère du solaire au sol. Un projet tout beau tout neuf est notamment en train de voir le jour sur Amboise, commune à quelques encablures d’ici. Jusqu »il y a peu, je me sentais plutôt complétement écologiste. Désormais, je me questionne sur toutes ces nouvelles technologies que l’on nous présente comme étant plus propres que propres. Donc le photovoltaïque, en plein champ, me questionne sérieusement. Déjà parce que les panneaux ne sont fabriqués ni en France ni en Europe…mais en Chine. Principal fabriquant Yingli. Avouez que comme bilan carbone et social…on a fait mieux. Durée de vie…25 ans, au mieux. Filière de recyclage ? Tout juste existante…Le silicium qui sert à leur fonctionnement ? Quid de sa fabrication, de son origine ?…Et surtout, surtout, quitte à passer pour une vieille ringarde, mais pour moi, la terre ne peut, ne doit absolument pas servir à autre chose qu’à nourrir les hommes et les animaux. Et les paysages ? Valeur immatérielle, non chiffrable. Il faudra trouver un fragile équilibre entre la dévastation visuelle de nos campagnes (entres éoliennes et champs de panneaux au sol) mais une rentabilité énergétique et le maintien de paysages à forte valeur ajoutée et la rentabilité touristique. Ca va être chaud ! Il y a une réflexion profonde à mener sur ces différents sujets. Mais quand des champs de panneaux photovoltaïques fleuriront partout, il sera trop tard pour revenir en arrière…



The Wine Blog Trophy 2011

3 02 2011

Elle agace certains, amuse beaucoup d’autres, source d’informations, de commentaires de dégustation la « bloglouglou » (pour les intimes), ou blogosphère dédiée aux vins est en bouillonnement constant, relayée à grande vitesse par les réseaux sociaux. De belles plumes l’animent depuis plusieurs années (je pense bien sûr à Emmanuel Delmas) et le Wine Blog Trophy, décerné pendant le Salon des Vins de Loire, récompense la verve, l’audace, l’originalité de ces « wine-blogueurs « chaque année. Le cru 2011 revient à Fabrice Le Glatin, chroniqueur oenophile dont vous pourrez suivre les pérégrinations viniques au fil du lien suivant :

http://vinsurvin-blog.com/?p=6996#more-6996

Vu de ma lorgnette vigneronne, je ne peux que me réjouir de cette effervescence autour du monde du vin. Accepter ce que les journalistes (les vrais) reprochent à la wine-blogosphère : son approximation, ses emballements émotionnels, sa totale subjectivité. Mais qui écrit sur un vin peut se targuer d’une totale objectivité ? Un vent de liberté souffle à travers tous ces nouveaux médias. Dont l’impact monte en puissance, on le voit bien avec ce qui se passe en Egypte aujourd’hui. La communication continue de vivre sa révolution, à une vitesse totalement affolante. Le risque est de voir se multiplier tellement de blogs (consacrés au vin), que demain plus personne n’entendra rien dans ce brouhaha du web 2.0. En attendant ce feu d’artifice, buvons sans modération les mots de ceux qui dégustent avec plaisir nos vins…



En chantier

2 02 2011

Le site va être en reconstruction complète pendant quelques temps. Les rubriques et leur contenu vont donc être décalés ou absents  quelques temps, merci de votre compréhension !