Vive le fromage
23 02 2008Catégories : Quoi de neuf ?
Qui n’a rien de “bio” - il serait plus exact de dire “agro” carburant - mais qui en porte, hélas, le nom. Et porte atteinte aux fondements même de l’usage de la terre, qui est à mon avis, celle de nourrir les hommes, avant de produire de l’énergie. Qui coute cher, en terme de pesticides, d’engrais et d’eau, donc de mise en danger de l’environnement, afin de produire ce type d’énergie. Un exemple parlant : le Mexique, grand producteur de maïs, ne pourra bientôt plus nourrir sa population, dont c’est pourtant l’aliment de base. Devenu très cher, donc de moins en moins accessible à la population, le maïs part aux Etats Unis pour faire tourner les moteurs des voitures.
Il faut 200 kg de maîs pour faire le plein d’un 4X4. 200 kg de maïs nourri un mexicain pendant un an. (source Arte, Le Dessous des Cartes sur les Etats Unis). Cela donne à réfléchir, mais c’est aux constructeurs de moteurs (avion, voiture, bateau) de réfléchir et d’envisager le développement de vraies alternatives au tout pétrole (ou éthanol). Les solutions existent (moteur à eau, air comprimé ou hydrogène). A suivre, vite !
A l’heure où le politique se targue de mesures au profit de la défense de l’environnement, du “développement durable”, les questions de fond sont bien sûr éludées. Et l’essence même de la bio est remise en question.
A savoir une réforme a minima de nos cahiers des charges en agriculture biologique.
Au tempo de Bruxelles, bien sûr.
Que ce soit en maraichage, en élevage, en arboriculture.
L’objectif étant de libéraliser au maximum les pratiques afin de réduire les contraintes et de rendre accessible aux “gros” de l’agro-alimentaire une part du gâteau qui leur échappe encore (mais de moins en moins). Une BIO INDUSTRIELLE quoi.
Les enjeux sont en France très importants car les normes mises en place au cours des vingt dernières années, difficilement parfois, sont remises en questions et sont, dans notre pays, les plus drastiques et sévères en Europe. Nous sommes donc très peu soutenus à Bruxelles et faisons encore office de bons gaulois résistants.
Quelques exemples : la tolérance des OGM en deçà de 0.9 % (facile à vérifier bien sûr…et la porte ouverte à un pourcentage plus important). Des contrôles moins exigeants, l’âge d’abattage des animaux, leurs conditions d’élevage, une flexibilité différente d’un Etat à l’autre, l’accès aux pâturages pour les herbivores remise en cause etc…
Plus globalement, c’est l’éthique même de la bio qui est en danger. Détruire ce qui a aujourd’hui la confiance des consommateurs pour réduire à néant les efforts collectifs qui ont été réalisés. Voilà ce qui nous menace sérieusement.
Au point que la Fédération Nationale de l’Agriculture Biologique envisage la mise en place d’un label bio français indépendant.
Nous n’en sommes qu’au début du parcours du combattant. Car sur quels critères le mettre en place et qui est d’accord (en gros parmi les bios français, combien ne souhaitent pas un allègement des cahiers de charges) ?
Affaire à suivre…
Le numéro de février 2008 annonce la couleur et présente “la nouvelle garde des Vins de Loire”. Montlouis “la plus explosive aventure viticole actuelle en France” y est célébrée au travers de la jeune génération présentée comme (je cite encore) “une bande de néo-vignerons qui n’ont souvent pour toute fortune que la fidélité de leur banquier, leur ami choisi ou forcé de trente ans. Mais ils possèdent une chose devenue rare : un réel plaisir du travail de la terre (la concentration de vignerons bio est ici impressionnante), choisi par amour initial du vin. ce sont des mateurs avant d’être des professionnels, nous le sentons dans le bonheur que procurent leurs vins”.
Côté dégustation :
14.5/20La Nef des Fous sec 2005 (je pense qu’il s’agit du 2006 car le 2005 est épuisé ?)
Un vin généreux “nature”, mais pas encore en place. Bonne “rétro” minérale, boire sans se presser
15/20 La Nef des Fous Moelleux 2005
Une immense générosité qui s’exprime dans une texture savoureuse. Comme pour le sec, un rien de rigueur et de précision dans l’affinage serait souhaitable.
Ces commentaires rejoignent ceux présentés dans le Guide D’achat Malin de la RVF 2008 où nous sommes parmi les Découvertes Nouveaux Talents
Le Chemin des Loges sec 2006 : un Montlouis sec, fruité, net, précis dans ses arômes et ses saveurs, qui confirme un haut respect de la vendange et une expertise dans le pressurage. Ses saveurs d’agrumes fines et sa finale crayeuse lui donnent de la tonicité. La cuvée La Nef des Fous est aussi admirable.
et l’édition Spéciale Millésime 2006 (parue en juin dernier)
La Nef des Fous 2006 : ce vin a du souffle, de la fraîcheur, une finale sérieuse bien droite.
Nous serons les 1, 2 et 3 février prochains au Salon Vins et Accords Gourmands à Ecouen, au Gymnase Lemaire. Il me reste peu d’invitations, merci de me téléphoner si vous êtes intéressé.
Les 4, 5 et 6 février au Salon des Vins de Loire à Angers. Stand GP L 297 avec Loïc MAHE, Domaine du Gué d’Orger en Aoc Anjou Rouge Brissac, Savennières et Côteaux de L’Aubance. Ce salon est réservé aux professionnels mais ouvert le mercredi 6 aux particuliers. Il me reste quelques invitations, n’hésitez pas !
La date définitive n’est pas encore arrêtée par Le Centre Régional du Livre, mais nous recevrons, tout comme l’année dernière, un auteur pour une lecture -dégustation les samedi 22 ou 29 mars prochain au domaine. Plus d’informations à suivre…
Voilà, encore une année qui s’achève. Notre vie ayant été complètement métamorphosée, suite à notre installation, pour nous, changer d’année c’est surtout faire le point sur 850 jours passés dans nos caves, bureau, chai et vignes, et sur les routes ; quatre campagnes de vendanges, avec des millésimes très différents, des milliers de visages croisés, tout autant d’émotions qui nous ont traversés, heureuses et moins heureuses. C’est une somme d’énergie incalculable pour avancer malgré les doutes, les comptes bancaires dans le rouge, une vie intime effacée au profit d’une autre où se mêlent désormais professionnel et personnel. Ce qui n’est pas toujours facile. C’est faire notre chemin.
Quelques images pour résumer quelques moments forts, il a fallu choisir : Milles lectures d’hiver au mois de mars. La photo a été prise lors de l’apéritif/dégustation dans nos caves, après le spectacle. J’ai ainsi retrouvé Hubert GODON, comédien, comme un heureux fantôme issu de ma vie d’avant, (celles des chuchotements dans les loges, des lumières magiques qui inondent la scène…).
Cet été galère, JD sur son tracteur tous les jours, entre l’herbe qui pousse joyeusement et les traitements, l’œil fixé sur les feuilles et les jeunes grappes, nous surveillons l’évolution du mildiou. Le 5 Août Capucine, notre jeune minette adorée passe sous les roues d’une voiture. Tristesse et chagrin….En aparté.
Une grappe de raisin, fin août, murira, murira pas ?
Nos Portes Ouvertes en septembre, et le retour du soleil après un été sans été. Je venais de passer deux semaines complètement bloquée du dos, allongée, sous morphine….Dur dur, mais nous sommes vraiment satisfaits de ce week end festif…Sur la photo, Sylvie et son mari qui ont su si bien partager leur passion pour les noix et le soir au dîner : Musique !
Les vendanges et remerciements sans fin au Soleil qui daigna se montrer après trois mois de grève et nous permit de rentrer une vendange mûre et finalement satisfaisante, ouf ! C’est pas 2005, mais là aussi, soulagés les vignerons… Sur la photo, les jeunes du Lycée Rougemont venus tâter du raisin pour financer leur voyage de fin d’année.
En novembre, Paris où Montlouis se met en Seine, première édition, avec une vingtaine de vignerons de l’Appellation. Décembre, nous étions à Limoges pour une dégustation privée organisée de main de maître, où nos vins se sont accordés à de savoureuses spécialités locales…Merci à Christophe, Léonard, Philippe, la belle équipe qui nous a si bien reçus !


Dire aussi que sans vous, nous ne pourrions exister. Nous sommes ravis de vous voir de plus en plus nombreux pousser la porte de notre cave. Vous êtes la reconnaissance de nos efforts, de notre engagement à produire le plus “vrai” possible, respectueux de nos vignes et de ce qu’elles nous donnent. Soyons réalistes, nous ne prétendons pas être une digue face à la grande marée industrialo-mondialo uniformisante des pratiques du secteur de l’agro-alimentaire, vin y compris. Nous aspirons seulement à vivre comme nous sommes au travers de ce que nous aimons faire. Et vous faire plaisir. Voilà tout.
Nous vous souhaitons de belles fêtes de fin d’année grâce aux produits gourmands que vous aurez sélectionnés auprès d’artisans producteurs. Manger, boire, c’est un acte citoyen. Et à propos, je souhaite adresser un très grand merci à Périco LEGASSE pour ses propos tenus lors de l’émission “C dans l’air” sur France 5 hier dont le sujet était “les arnaques du réveillon”. A voir si vous le pouvez !
Bonne Année 2008 à tous !
Séance de rattrappage pour tous ceux qui n’ont pas encore fait la sélection des flacons qu’ils ouvriront pour les Fêtes. Nous vous attendons de pied ferme samedi 15 décembre, à partir de 10 heures, avec des Moelleux et Liquoreux du sublissime millésime 2005, des demi-sec à point d’équilibre et des secs armés pour concourir avec saumon fumé, terrines de poissons, huitres et coquillages de saison. Envie de pétillance légère et élégante ? C’est ici aussi !
Et nous voilà de retour : riche, dense, intense, cette semaine à Paris. Nous sommes sur les rotules mais HEUREUX. Pour tous ceux qui n’ont pas eu la chance de croiser un vigneron montlouisien soit sur la Péniche Le Maxim’s, soit Aux Zingots, soit dans un bar à vin, une brasserie, chez un caviste ou à la table d’un bon restau -
fallait le faire quand même !!!, voici quelques photos de notre périple.
Après la dégustation, chefs et vignerons se régalent ensemble Aux Zingots
Sélectionnée parmi toutes les bouchées présentées
Brandade de morue déssalée cuite dans une infusion de cardamone et de jasmin, pétale de rose blanche, brunoise de coing et enoki composaient la bouchée préparée par Gilles CHOUKROUN, en accord avec notre Montlouis Le Chemin des Loges Moelleux 2005

Avant le coup de feu, dernières mises au point avec Gilles CHOUKROUN
Quelques notes de jazz sur Le Maxim’s, pour conclure la journée

L’équipe de A La Renaissance, Rue de la Roquette. Ben Régine, t’es pas sur la photo !
Nous étions avec Frantz SAUMON, Laurent CHATENAY et Stéphane COSSAIS au restaurant associatif La Commune, rue d’Aligre. Devant un public curieux, nous avons présenté notre Appellation, la viticulture BIO et bien sûr proposé nos vins à la dégustation. Rien de tel que les travaux pratiques…

Pour finir la semaine, une dégustation chez Vincent COTTIN, copain de promo lors du BTS Viti/oeno à Beaune . Aux Caves de Reuilly, dans le XIIeme…
Voici les adresses et dates des cavistes où vous pourrez nous retrouver pour une dégustation, en plus de programme ci-dessous :
Chez Ronalba, 54 Rue du Faubourg Saint Denis dans le 10eme arrondissement, vendredi 30 novembre à 17h30
A la Cave du Marcande, 213 Rue des Pyrénées, dans le 20 eme arrondissement, vendredi 30 novembre à 17h30.
Nous pouvons sur demande vous faire parvenir la liste des cavistes, bars à vins, restaurants où vous pouvez trouver nos vins à Paris et en Région parisienne.
Préparer les itinéraires pour deux, les fiches, les tarifs, les cartes de visite, les dépliants, les affaires du chien qui part en pension, toutes les adresses de nos rendez-vous, les chargeurs de téléphone, les vins, les crachoirs, les tire-bouchons, les pulls, les chemises, deux plans de Paris, les tickets de métro, les bonnes chaussures, le sèche cheveux, le répertoire et…tout plein de bonne humeur.
Les grèves sont finies, ouf ! Inimaginable l’énergie des uns, des autres, les rendez-vous, les réunions, les coups de fil et les coups de gueule, l’exaspération, les mails échangés, le plaisir, l’attente…pour mener à bien ce projet. Et voilà, nous sommes dans les starting block. Fin prêts.
Quitter les bords de Loire pour une escale sur la Seine. Où nous espérons tous voir beaucoup beaucoup de mordus de nos beaux vins blancs !