Nos millésimes
Les particularités du millésime, du printemps jusqu’à la récolte, la météorologie pendant les vendanges conditionnent les qualités d’un millésime. Surtout pour nous qui ne corrigeons pas nos jus par des apports de produits œnologiques à la cave (ne serait-ce quen ajoutant du sucre). Nos fermentations se font avec les levures naturelles et nous devons donc absolument nous assurer de rentrer des raisins les plus mûrs et les plus sains possibles. Les vendanges et la qualité du travail des vendangeurs est donc capital et déterminant.
Le millésime 2010
Autant 2009 fut facile aux vendanges, autant 2010 fut un vrai casse-tête. Autant 2010 est facile en cave, autant 2009 fut un vrai casse-tête. Voici toute la complexité de notre métier ! Des vendanges commencées après la pluie qui faisaient pourrir des raisins pas encore mûrs. C’était le coup d’envoi des vendanges…Nous avons élaboré un plan de vendange digne d’une bataille à pied et…nous avons gagné ! Une connaissance de nos parcelles, de nos terroirs, nous ont permis d’aller là où il fallait être au bon moment. Nos sols sableux, bien drainants, nous ont permis d’attendre quand d’autres couraient après les raisins à sauver. Et nos vielles vignes avec leurs faibles rendements, donnent des raisins qui mûrissent plus précocement. Tout ceci conjugué nous a permis d’avoir peu de perte et finalement, d’avoir la maturité que nous souhaitions. Et quand d’autres couraient encore, quand l’anticyclone est soudain venu s’installer..nous avons laissé les raisins en place, en croisant les doigts pour qu’ils nous donnent de quoi faire un vin moelleux. Au delà de toutes nos espérances…et grâce à mon petit doigt…nous avons même réussi à vendanger des raisins joliment botrytisés pour Sucre d’Ange…A ce jour, les premiers vins nous réjouissent vraiment : délicats, bien équilibrés, un fruité bien présent mais sans ostentation, une fraîcheur marquée mais pas excessive associée à de la rondeur…à suivre…!
Le millésime 2009
Jamais nous n’avions jusqu’alors vendangé des raisins d’une telle beauté. Qualité parfaite, état sanitaire également. Un bel été indien est encore venu nous aider pour faire de beaux moelleux (pas de liquoreux, notre Sucre d’Ange car il n’y avait que très peu de grains nobles). En revanche, en cave les vinifications furent complexes, longues et capricieuses. Les vins sont fruités, avec des notes exotiques, assez extravertis. Moins de finesse que 2008 qui reste, et de loin, notre millésime préféré (pour le moment).
Le millésime 2008
Tout comme en 2007, les maturités furent longues à obtenir. Début septembre, les raisins présentaient des acidités très élevées, et il a fallu attendre jusque début octobre pour commencer les vendanges. En revanche, l’été indien fut remarquable des nuits fraîches, des débuts de matinées brumeux, mais de belles températures en journée grâce à un superbe ensoleillement. Tout ce qu’il faut au Chenin pour donner le meilleur de lu même…
Les vins présentes un équilibre remarquable, des secs aux moelleux. Concentration, longueur en bouche. La présence de grains nobles nous a permis de faire à nouveau notre cuvée Sucre d’Ange. Malheureusement, c’est une petite récolte en quantité.
Le millésime 2007
Les caprices d’un été sans été ont fortement compliqué les vendanges. Au 1er septembre, les raisins titraient, en moyenne, à 8° potentiel pour le chenin. Nous étions bien loin de la maturité. Septembre, finalement ensoléillé, a permis aux raisins de mûrir, mais de façon non homogène. Sur le même cep, nous trouvions des raisins très verts, d’autres mûrs et d’autres encore en début de pourrissement. Il a fallu choisir avec attention le moment de vendanger, à la parcelle, et procéder par tries, sur une même parcelle. Les fermentations se sont déroulées plutôt rapidement, sans souci. Les jus affichent une fraîcheur non agressive mais présente, des fruités toniques et au final un bel équilibre se dessinent sur les cuvées les plus avancées. A suivre au fil des mois, mais nous sommes plutôt satisfaits de ce millésime classique et franc. Pas de demi-sec ni de moelleux.
Le millésime 2006
L’alternance de jours de forte chaleur (début septembre), puis de pluie a compliqué la récolte. Les raisins ont mûri vite, mais la pourriture s’est vite fait très présente. Nous avons du trier très sévèrement et une partie de la récolte sert d’engrais aux vignes plutôt que de ravir les palais ! Avec ce millésime, nous retrouvons des vins plus classiques que sur le millésime 2005. Nous sommes étonnés du très bel équilibre des vins : de la rondeur, beaucoup de fruit et des finales fraîches et toniques. Ce millésime nous séduit beaucoup, sur toutes nos cuvées. Très peu de demi-sec (La Nef des Fous) et aucun moelleux.
Le millésime 2005
Deux mois sans pluie à la période des vendanges, un soleil généreux et des raisins de toute beauté signent la récolte du millésime 2005.
L’hiver est cependant vite venu frapper à la porte de la cave, sans transition, qu’il a vite engourdie. Les fermentations, du coup bien ralenties, se sont étirées dans le temps. C’étaient les fûts au bois dormant.
Le printemps tardif est venu réveiller les ardeurs fermentaires et la cave s’est prise à bouillir comme en septembre. Cela sifflait, tempêtait par les trous de bondes, et puis, tranquillement, tout ce petit monde s’est assagit.
Des vins fruités, expressifs, alliés à une belle fraîcheur les définissent. Mais la caractéristique de ces vins est une incroyable rondeur. Quelque chose à la fois de doux et de féminin en bouche, avec une incroyable chaleur et générosité, toute masculine. Les vins sont de fait agréables à boire de suite après la mise en bouteilles, tout en ayant un grand potentiel de garde. Afin de confirmer notre « douce folie » et l’expression de nos caractères aventureux, nous avons sur ce millésime produits DANS CHACUNE DE NOS CUVEES, un sec, un demi-sec et un moelleux ! Une nouvelle cuvée à vue le jour : Sucre d’Ange, un liquoreux, nectar de ces vendanges d’exception…et nous gardons en barrique, pour une sortie prévue en 2008…un Montlouis Méthode Traditionnelle, vinifiée et élevée en fût, qui sera non dosée, bien sûr, après un passage de 18 mois sur lattes…à suivre…
Le millésime 2004
Pour écrire le premier chapitre de notre aventure ligérienne, le sort s’est un peu acharné sur nous. Des vendanges sous la pluie, de vignes que nous n’avions pas travaillées (nous sommes arrivés à Montlouis le 4 septembre) où un fort rendement rendait difficile l’arrivée à maturité. Un millésime esquisse qui n’est pas tout à fait nous, loin de nos rêves de Chenin, à part une jolie méthode traditionnelle non dosée, dont nous sommes plutôt fiers…






